mardi 14 juin 2016

Arash Derambarsh, l'acharné « antigaspillage »





PORTRAIT Le Figaro - À force de ténacité, ce conseiller municipal a obtenu qu'une proposition de loi, obligeant les grandes surfaces à distribuer leurs invendus alimentaires, passe devant l'Assemblée nationale ce 25 novembre.

Opportunisme ou sincère volonté d'enrayer le gaspillage alimentaire ? Arash Derambarsh, conseiller municipal à Courbevoie et directeur de collection aux Éditions du Cherche Midi, met en tout cas le paquet pour convaincre de la justesse de son combat. Quitte à en faire un peu trop. À prendre soin de son interlocuteur avec un peu trop d'empressement. «Laissez-moi prendre votre sac. Mon bureau est par ici, voici quelques viennoiseries avec du jus de pamplemousse. C'est pour vous.» Légèrement décalé alors que l'on doit aborder le problème de la faim. Qu'importe, l'auteur du Manifeste contre le gaspillage, s'il peut agacer sur la forme, ne manque pas de fond.
Il sait de quoi il parle. Étudiant en droit à Nanterre, il a connu la faim, à 20 ans et, seize ans plus tard, n'a toujours pas oublié. «Le 10 du mois, après avoir payé toutes mes factures, il ne me restait plus assez pour manger normalement. Souvent, je prenais mon premier repas de la journée à 17 heures, se rappelle-t-il. Quand vous avez faim, vous n'osez pas en parler à vos proches, tellement vous avez honte. Je rêvais que quelqu'un m'apporte de quoi me sustenter dans un sac en plastique.» Une idée qui n'a jamais quitté son esprit. Et se traduit concrètement, le 19 décembre 2014, par une première distribution d'invendus alimentaires. «À 20 heures, avec cinq ou six bénévoles devant le Carrefour Market du centre commercial Charras, à Courbevoie.»

«Le 10 du mois, après avoir payé toutes mes factures, il ne me restait plus assez pour manger normalement. Souvent, je prenais mon premier repas de la journée à 17 heures»
Arash Derambarsh

Deux mois durant, jusqu'à cinquante personnes par soir bénéficient de cette redistribution. Arash Derambarsh profite d'un vide juridique qui permet de contourner la chaîne du froid. «La grande distribution peut distribuer les invendus alimentaires s'ils sont consommés dans les 4 heures après avoir été donnés», indique-t-il. Il voudrait désormais que cette possibilité devienne une obligation inscrite dans la loi et mette fin à une absurdité. «En France, chaque grande surface jette en moyenne 40 kilos de nourriture par jour alors que 16 millions de personnes dépendent de l'aide alimentaire», dénonce-t-il.
Avec ténacité, lui qui n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche - sa mère, photographe, et son père, réalisateur, ont fui l'Iran en 1979 pour venir s'installer en France - réussit à vaincre tous les obstacles pour arriver à ses fins. Après avoir vu retoqué par le Conseil constitutionnel, le 13 août dernier, un amendement obligeant les grandes surfaces à distribuer leurs invendus alimentaires à l'association de leur choix, c'est finalement sous la forme d'une proposition de loi qu'il revient en force. Elle sera présentée en première lecture, le 25 novembre, à l'Assemblée nationale. Il espère qu'elle sera votée à l'unanimité par les députés comme son amendement l'avait été, le 21 mai. Arash Derambarsh, qui admet avoir redoublé «neuf fois» au cours de sa vie scolaire et universitaire, n'a pas hésité à remuer ciel et terre pour obtenir ce résultat. Franchissant les portes de l'Élysée, arpentant les couloirs du Sénat et de l'Assemblée pour être auditionné par l'ancien ministre Guillaume Garrot, lui aussi très impliqué dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Sans oublier les réseaux sociaux et les médias.


« Il faut des idées et les mettre en pratique. C'est exactement ce qu'a fait Arash, jeune homme plein d'ambition qui peut agacer au premier abord tant sa constante énergie et son besoin de justice surprennent à notre époque »
Mathieu Kassovitz

C'est d'ailleurs sur la Toile qu'il rencontre l'acteur et réalisateur Mathieu Kassovitz, qui n'hésite pas un instant à le soutenir dans son combat. «Un jour de promenade sur les réseaux, je tombe sur les publications d'Arash en train de redistribuer de la nourriture gâchée quotidiennement par les grandes surfaces (…) Il faut des idées et les mettre en pratique. C'est exactement ce qu'a fait Arash, jeune homme plein d'ambition qui peut agacer au premier abord tant sa constante énergie et son besoin de justice surprennent à notre époque», écrit l'artiste dans la préface de son livre. Il viendra aussi en soutien à sa pétition en ligne - «Stop au gâchis alimentaire en France» -, adressée au président Hollande (et qui a recueilli 210.000 signatures en France et 750.000 en Europe).

L'acteur est aussi présent à ses côtés pour défendre son combat sur les plateaux de télévision, comme ce samedi soir, sur France 2, dans l'émission de Laurent Ruquier. Ou, en janvier dernier, sur Canal +. «On s'est rencontrés sur le plateau du Grand Journal, avec Mathieu Kassovitz, en janvier dernier, au début de sa mobilisation pour sa pétition, se souvient Nicolas Chabanne, à l'initiative des «Gueules cassées», ces fruits et légumes légèrement abîmés mais consommables qui étaient jetés avant qu'il n'intervienne. Il a parcouru du chemin avec une énergie assez rare et a su exprimer ce que beaucoup de gens ressentent.» Il reçoit même l'appui des plus grands restaurateurs. «C'est un ami, j'ai lu son livre et le trouve très intéressant. Grâce à lui, on fait attention à moins gaspiller en cuisine», reconnaît Gérard Idoux, chef et propriétaire du célèbre restaurant Le Récamier, où se croisent les personnalités politiques de tous bords. 

Alors, même si Arash Derambarsh peut en agacer certains, avec son tutoiement facile et sa manière de montrer les SMS des personnalités qui le soutiennent, on ne peut lui retirer sa détermination pour éradiquer la faim et le gaspillage. «Ceux qui ont faim ne peuvent plus attendre. Nous ne sommes que de passage sur terre», lance-t-il.



BIO EXPRESS
1979 - Naissance à Paris.
2014 - Élu conseiller municipal de Courbevoie (Les Républicains).
Mai 2015 - Fait voter à l'Assemblée un amendement obligeant les grandes surfaces à distribuer leurs invendus alimentaires, amendement déclaré inconstitutionnel en août.

mardi 31 mai 2016

Revue de presse "Manifeste contre le gaspillage" d'Arash Derambarsh


Manifeste contre le gaspillage d'Arash Derambarsh a été présenté dans les médias suivants :


- Lire  l'article "Arash Derambarsh : nous avons éveillé les consciences !" : Le Dauphiné Libéré (7 juin 2015)

- Lire l'article "Arash Derambarsh est bien à l'origine de la loi gaspillage alimentaire" : Blog Le Monde (21 juillet 2015)

- Lire l'article "Aux lecteurs du Manifeste contre le Gaspillage Alimentaire d’Arash Derambarsh" : La Saga des Audacieux (25 octobre 2015)

- Lire l'article "Manifeste contre le gaspillage», plaidoyer pour une France sans faim" : RFI (1 novembre 2015)

- Lire l'article "Arash Derambarsh, l'indigné du gaspillage" : Le Parisien (1 novembre)

- Lire l'article "Gaspillage alimentaire: les solutions d'Arash Derambarsh" : Magazine Avantages (4 novembre 2015)

- Lire "Arash Derambarsh, l'acharné antigaspillage" : Le Figaro (13 novembre 2015)

- Lire l'article "Arash Derambarsh : un élu en lutte contre le gaspillage alimentaire" : BSC News (23 novembre 2015)

- Lire "Arash Derambarsh lauréat du Prix Edgar Faure du meilleur livre politique politique" : AFP (24 novembre 2015)

- Interview "Les 4 vérités" sur France 2 (31 décembre 2015)

- Arash Derambarsh, auteur du Manifeste contre le gaspillage et élu "Les Républicains" au conseil municipal à Courbevoie, a été interviewé dans Le Huffington Post. Il y défend une loi imposant, ou incitant aux supermarchés de donner, soir après soir, tous leurs invendus consommables à l'association de leur choix.
Lire la tribune "Pourquoi nous devions faire plier la grande distribution sur le gaspillage alimentaire" : Huffington Post (3 février 2016)

- L'Yonne Républicaine a publié un article sur son intervention à la mairie de Sens (5 février 2016) : Yonne Républicaine

- Lire "Arash Derambarsh, la faim justifie les moyens" : Nice Matin et Var Matin (20 mars 2016)

- Lire l'article "Arash Derambarsh en guerre contre le gaspillage" : Paris Match (6 avril 2016)

- Interview sur I 24 News (3 mai 2016)

- Lire l'article "Arash Derambarsh à Nancy : Pour une loi européenne anti gaspi" : L'Est Républicain (30 mai 2016)







mardi 10 mai 2016

Arash Derambarsh, Une Cible Facile Pour La Presse Paresseuse


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En pointe dans le combat contre le gaspillage alimentaire, Arash Derambarsh, 36 ans, conseiller municipal de Courbevoie, fait parfois l’objet d’articles malveillants et uniquement à charge.

Automne 2012 : fidèle à mon habitude, je ne décroche pas lorsqu’un numéro que je ne connais pas s’affiche sur mon téléphone. Quelques minutes après, je consulte le message vocal : « Bonsoir, je suis Arash Derambarsh, j’ai enfin eu votre numéro pour discuter avec vous, pouvez-vous me rappeler ? ». Ne comprenant pas, je l’avoue, l’identité de mon interlocuteur, je le rappelle et il décroche, plein d’enthousiasme. Mon article lui a beaucoup plu, il en a adoré le style : rendez-vous est pris dans un café proche des éditions du Cherche-Midi pour discuter.
Écrivant depuis peu de manière régulière dans des médias d’opinion, je n’avais absolument pas l’habitude de ces rencontres. Alors, je suis allé à ce rendez-vous, et ce fut un excellent moment. Nous avions parlé littérature, politique, et beaucoup du PSG. Il m’a redit tout le bien qu’il pensait de mes quelques articles, et m’a conseillé de créer mon propre média, ce que j’ai fait un an après … Nous nous sommes ainsi revus plusieurs fois, pour le plaisir, sans même parler boulot.
Il est vrai que depuis plusieurs mois, nous ne nous donnions plus beaucoup de nouvelles : bien occupé par sa campagne contre le gaspillage, le jeune élu semblait être sur beaucoup de fronts à la fois.
Quand les Inrocks se décrédibilisent
Son clash avec Yann Moix dans On est pas couché le 12 novembre dernier m’avait mis la puce à l’oreille. Le chroniqueur de Ruquier, comme avec Onfray, semblait avoir une vieille rancœur envers Arash : mais ce dernier m’assurera par la suite qu’ils ne s’étaient jamais parlé. Lorsque j’ai vu l’hystérie des quelques critiques commencer à pleuvoir sur lui, j’ai commencé à comprendre qu’une malveillance assez malsaine s’emparait de certains de ses contradicteurs, et cela a culminé dans le dossier faussement subversif que Les Inrocks lui ont consacré le 8 avril dernier. Des pages et des pages sur un conseiller municipal engagé pour une cause … Même un terroriste n’a jamais eu le droit à une telle enquête !
Ne riez pas, oui, Les Inrocks sont bien allés jusqu’à retrouver d’anciens camarades pour narrer ce haut fait de politique nationale !
Intrigué, je lis un papier où le ton hautain de cette journaliste qui pense dénicher son futur Watergate se mêle à de bien étranges méthodes pour étoffer son enquête. Je n’ai pourtant pas fait d’études de journalisme, mais je pensais qu’un travail pareil nécessitait d’être à charge et à décharge : on comprend très vite qu’il s’agit de se faire l’intéressé. Un tweet de soutien à Arash en plein cœur de la tempête m’a de suite valu un torrent d’insultes : il ne m’en fallut pas davantage pour tenter d’y voir plus clair par mes propres soins.
Que voulez-vous, lorsque quelqu’un que j’apprécie est attaqué, je n’aime pas hurler avec la meute. Dès les premières lignes, nous apprenons qu’Arash aurait refusé la demande d’interview et se serait montré véhément à l’égard des journalistes. Lorsque je le rencontre autour d’un café suite à cette polémique, il me montre plusieurs échanges de mails au cours desquels il répond aux différentes questions. Bien évidemment, rien ne sera repris dans l’article. Ensuite, de bien curieux témoins – anonymes, cela va de soi – racontent une prétendue défaite pour une élection de … délégué de classe à laquelle il n’avait même pas été candidat. Ne riez pas, oui, Les Inrocks sont bien allés jusqu’à retrouver d’anciens camarades pour narrer ce haut fait de politique nationale !
Arash, cible facile de la presse de gauche
A la lecture de l’échange de mails entre les journalistes des Inrocks et l’élu de Courbevoie, il faut être honnête : ce dernier fournit tous les éléments. Concernant les différentes plaintes (pourtant toutes classées sans suite au bout de seulement deux semaines), Arash répond de manière limpide qu’il condamne les attaques et donne plusieurs détails. Comme de bien entendu, aucune mention de ces précieuses indications. La parole n’est donnée qu’à l’accusation. Curieux, je lui en demande plus sur ces affaires.
Combien de personnalités passent à la télévision bien plus que lui pour promouvoir une association et, en fin d’interview, rappeler les dates de son concert ou le titre de son prochain film ?
Alors, il me montre d’autres échanges de mails avec différents interlocuteurs et c’est un fait : chaque personne à qui il refuse une entrevue, une publication ou un « coup de main » finit par répandre son fiel dans la presse. Et les journalistes, toujours en mal de sensations fortes, mettent ensuite ces personnes dans la lumière sans même prendre le temps de confronter les points de vue. Degré zéro ?
Enfin, il est franchement ridicule de le clouer au pilori pour sa « voracité médiatique ». Combien de personnalités passent à la télévision bien plus que lui pour promouvoir une association et, en fin d’interview, rappeler les dates de son concert ou le titre de son prochain film ? Ce n’est pas sérieux. Et quand bien même ! Si ses passages médiatiques ont permis de distribuer à manger aux gens, la finalité n’est-elle pas là ?
Les lobbys à la manœuvre ?
Je le concède : il peut irriter. Docteur en droit, élève avocat, éditeur renommé et maintenant homme politique, il n’en faut hélas pas davantage pour que les différents lobbys, associatifs désireux de conserver leur monopole et autres élus qui aiment leur petite tambouille se mettent en marche pour faire barrage à l’ambitieux.
Forcément, un élu de droite qui fait du social et, surtout, sans ruiner les comptes de sa municipalité, génère des jalousies. Son livre, préfacé par Jean-Jacques Eledjam (président de la Croix-Rouge française) et postfacé par Stéphanie Rivoal (président d’Action contre la faim), dont les droits d’auteur seront reversés à la Croix-Rouge, ne lui rapportera pas un centime. Où se situe le problème ? J’avoue que je ne parviens pas à comprendre. Lors de notre dernier rendez-vous, je le sens encore plus motivé. Non pas à ferrailler contre ses contempteurs (je crois, sincèrement, que cela lui passe au-dessus), mais à aller plus loin.
Je le concède : il peut irriter. Docteur en droit, élève avocat, éditeur renommé et maintenant homme politique, il n’en faut hélas pas davantage pour que les différents lobbys, associatifs désireux de conserver leur monopole et autres élus qui aiment leur petite tambouille se mettent en marche pour faire barrage à l’ambitieux. Je sais bien qu’un tel article me vaudra une enquête de la part d’un magazine d’information, hautement intellectuel et intrépide, qui ne reculera devant rien pour trouver des traces de mes deux seules heures de colle reçues en troisième. Il se murmure d’ailleurs qu’un surveillant anonyme qui a depuis changé de pays et d’identité aurait accepté d’apporter un témoignage bouleversant.
Je tiens seulement à préciser qu’à aucun moment Arash ne m’a demandé de rédiger quoi que ce soit et j’ai écrit suffisamment de mal sur d’autres personnes bien plus influentes pour que l’on me suspecte de déférence. Ma liberté de ton est, je pense, connue. J’assume simplement mon amitié à son égard ainsi qu’une valeur qui, il est vrai, n’est plus tellement répandue de nos jours : le respect.
Pour en savoir plus :
Interventions médias d’Arash : http://www.arashderambarsh.fr/
Arash Derambarsh, l’hyperactiviste contre la gaspillage alimentaire – A lire dans Le Monde
Arash Derambarsh en guerre contre le gaspillage – A lire dans Paris Match
Quand Les Inrocks et Libération se discréditent sur Arash Derambarsh – A lire sur Mediateranee

dimanche 17 avril 2016

Quand Marie Turcan et Francois-Luc Doyez (Les Inrocks et Libération) se discréditent

Quand les Inrocks et Libération se discréditent sur Arash Derambarsh (vu sur les médias "Mediaterranée" et "MamAfrika Tv")


Arash Derambarsh (photo Joel Saget - AFP)


Quand les Inrocks et Libération se discréditent sur Arash Derambarsh (vu sur les médias "Mediaterranée" et "MamAfrika Tv")


Rarement un article de presse aura été si à charge et si malveillant à l’égard d’une personnalité publique. En lisant cet article subjectif signé par Marie Turcan et Francois-Luc Doyez, il semble évident que la déontologie de notre métier de journaliste n'a pas été respectée. Et pire, cet article des Inrockuptibles daté du 8 avril 2016 et décliné par Libération, participe à une opération de diffamation à l'encontre d'Arash Derambarsh.



Or, il s'avère que j'ai moi-même réalisé une enquête sur Arash Derambarsh mais avec des méthodes différentes : objective, à charge et à décharge comme tout bon journaliste sérieux. Que reproche-t-on au fond à Arash Derambarsh, conseiller municipal de Courbevoie, directeur de collection au Cherche Midi, Docteur en droit et élève avocat à l'EFB ? Il lui est reproché sa personnalité singulière, son parcours inédit et sa faculté à sensibiliser et mobiliser.

Une personnalité singulière


Marie Turcan et Francois-Luc Doyez ont tenu à faire une "enquête" sur Arash Derambarsh afin de discréditer l’élu qui a porté sur le devant de la scène le combat contre le gaspillage suite à un travail sérieux sur le terrain comme le prouve cette video de l'Agence France Presse : 

L’un des auteurs, François-Luc Doyez, ne rencontrera d’ailleurs jamais Arash Derambarsh. Nous relevons ainsi un mensonge lorsqu'ils affirment qu'Arash Derambarsh aurait tenu les propos suivants : "Vous êtes une bras cassée (…) Je peux la cramer en moins de deux, ta collègue".

J'ai assisté à la scène, avec une autre personne, Leili qui confirme cette version : nous étions à table avec les deux journalistes (David Doucet et Marie Turcan) lors de l’interview au café et s'il est vrai qu'Arash Derambarsh a dit que "c'était des méthodes de bras cassés", il ne visait en aucun cas les personnes mais la méthode de l'enquête même. Il n'a jamais menacé quelqu'un à table. Affirmer ceci est un mensonge.

Propos mensonger encore lorsque les journalistes des Inrocks affirment qu'Arash Derambarsh aurait "contacté une bonne partie de la hiérarchie des Inrockuptibles pour faire part de son mécontentement".

Dans les faits, Marie Turcan était accompagnée de David Doucet (rédacteur en chef) lors de cette réunion publique. Arash Derambarsh a contacté uniquement Pierre Siankowski, directeur de la rédaction des Inrockuptibles pour lui demander pourquoi ses deux journalistes enquêtaient sur lui depuis de si longues semaines sans prendre contact avec l'intéressé même.
En effet, la rédaction tenait depuis plusieurs mois à présenter une enquête à charge contre Arash Derambarsh pour le discréditer. Pierre Siankowski m'en avait fait part personnellement et cela m'avait étonnée.

L'angle de cet article était donc bel et bien décidé d'emblée : interroger la légitimité de la personne d’Arash Derambarsh pour le discréditer.

Un combat qui dépasse le clivage droite/gauche


Les journalistes lui reprochent une "omniprésence médiatique", ce qui est un comble, alors même qu’une courbe présentée dans cet article met en avant son pic de médiatisation à la suite de l'émission "On n'est pas couché". Le reste du temps, il est présenté comme médiatiquement inexistant.

Pourtant, Arash derambarsh est inscrit dans un agenda politique et médiatique. En effet, son combat et son action ont été retranscrits dans un livre publié en novembre aux éditions Fayard : "Manifeste contre le gaspillage"

Ce livre a remporté le prix du meilleur livre politique de l'année (Prix Edgar Faure) par un jury politique de tous bords. Les droits d'auteur vont intégralement à la Croix Rouge française. Et les présidents de la Croix Rouge française et d'Action contre la faim vantent le travail formidable d'Arash Derambarsh. Mais aucun mot sur ceci.

Marie Turcan et Francois-Luc Doyez ne reviennent quasiment pas sur son action sur le gaspillage alimentaire.

Oui, il a été à l'origine de la loi empêchant les supermarchés de jeter de la nourriture. Oui, le député socialiste Guillaume Garot était contre au départ. Il le dit d'ailleurs dans le JDD et Le Monde.

Sans l'action d'Arash Derambarsh et sa mobilisation incessante, il n'y aurait jamais eu de loi empêchant les supermarchés de jeter les invendus alimentaires à ce jour.

Par ailleurs, Marie Turcan et Francois-Luc Doyez citent quelques associations souvent politisées comme DiscoSoupe qui étaient contre l'initiative d'Arash. Précisons que ces associations félicitent le député socialiste Guillaume Garot au moment du vote de la loi.

Un engagement associatif et citoyen


Il est regrettable de constater dans le papier des "Inrocks", l’absence de témoignage d’associations qui soutiennent Arash Derambarsh comme la Croix Rouge française, One France (fondée par le chanteur Bono), Action contre la faim ou encore les Gueules cassées.

Les journalistes affirment qu'Arash Derambarsh n'a jamais fait de maraudes, mais lorsqu'on interroge Antoine Boutonnet de la Croix Rouge, c'est une toute autre version : "Arash Derambarsh a très souvent aidé nos bénévoles, jusqu'à très tard". Et que dit Jean-Claude des Restos du Coeur : "c'est un bénévole discret et humble". Même son de cloche chez Christine du Secours Catholique : "il m'a souvent parlé du gaspillage alimentaire et je savais depuis longtemps que c'était sa préoccupation".

Au-delà des mots, notons simplement qu'Arash Derambarsh a été bénévole durant de longues années pour de nombreuses associations dont les Restos du Coeur.

Les journalistes lui reprochent de ne pas avoir médiatisé son action. Mais il lui reproche son "omniprésence médiatique" quand il le fait savoir en tant que conseiller municipal. Contradiction.

Le journalistes affirment également que ce sont des "People" qui ont médiatisé ses maraudes. Mais en enquêtant, aucun des bénévoles présents n'a eu un sentiment de récupération. Tous ceux que j'ai interviewé m'ont affirmé qu'Arash Derambarsh se démenait avec énergie et honnêteté comme Catherine, Sylvie, Anita ou encore Alexandre. Il y avait chaque soir plus de 20 bénévoles, à chaque distribution d'invendus.

Un combat de terrain


Il convient de dire qu'Arash Derambarsh a eu deux refus de distribution (Monoprix et Franprix) et qu'il a convaincu le Carrefour Market de son centre commercial de donner les invendus consommables.

Carrefour Market n'a autorisé cette distribution que deux mois en raison de la réglementation. Et c'est pour cette raison qu'Arash Derambarsh s'est battu : permettre à n'importe quelle association de récupérer les invendus, afin d'aider les démunis.

Les journalistes lui reprochent d'être avec des personnalités. Il y a déjà certaines erreurs puisque "Phil Collins" n'a jamais été photographié avec Arash Derambarsh. Mais passons. Tout comme il est écrit qu'il a 37 ans alors qu'il en a 36.

On se moque de son parcours, comme si Marie Turcan ou François-Luc Doyez avaient eux-mêmes un niveau scolaire irréprochable. En réalité, Arash Derambarsh est directeur de collection aux Editions du Cherche Midi depuis 2007. C’est déjà la troisième maison d’édition dans laquelle il officie : Editions Laffont à 19 ans, Editions Ramsay à 24 ans puis le cherche midi à 27 ans. le PDG du Cherche Midi éditeur, Philippe Héracles, ne manque d’ailleurs pas d'éloge sur son collaborateur : "c'est un garçon intelligent, déterminé et sérieux".

Silvana, ancienne attachée de presse de chez Ramsay, aujourd'hui aux éditions Flammarion, fera les mêmes éloges. Aucune déclaration élogieuse à son égard ne sera par ailleurs retenue. Bizarre...

Editeur depuis ses 19 ans, il a publié des ouvrages signés par des personnalités prestigieux comme Abd Al Malik ou Johnny Hallyday, Manuel Valls, Roland Dumas, Jean-Christophe Lagarde, Franz-Olivier Giesbert ou encore des ouvrages pour aider la lutte contre l’autisme ou contre alzheimer.
Il s'occupe des ouvrages écrits par les personnalités publiques et les politiques.

En quoi, tisser des liens dans cet univers d'influence, afin d'obtenir une loi permettant à des millions de démunis de manger, est-il critiquable ?

Concernant la loi sur le gaspillage alimentaire, les  journalistes, dans leur enquête, ne précisent pas qu'Arash Derambarsh a été reçu le 28 janvier à l'Assemblée nationale par deux députés (Jean-Pierre Decool "les Républicains" et Alexis Bachelay "PS").

Et puis, il avait été reçu par Guillaume Garot le 17 février, il y avait une dizaine de personnes autour d'Arash Derambarsh dont Bruno Gaccio ou Alexis Bachelay. Et les deux sont fermes : "Guillaume Garot ne voulait pas de la proposition d'Arash Derambarsh. Il voulait une défiscalisation et non une interdiction". D'autres témoins de cette audition confirment cette version : "Guillaume Garot a fait de la récupération en reprenant la proposition d'Arash Derambarsh mais sans le citer".

Une enquête de Paris Match va même prouver que c'est Jean-Pierre Decool, Frederic Lefebvre et Nathalie Goulet qui seront les plus dynamiques sur cette loi. Proposant régulièrement des amendements qui seront toujours écartés par le groupe socialiste.

Arash Derambarsh sera même reçu deux fois à l'Elysée. Il recevra le soutien du chef de l'Etat. Et les conseillers du Président de la République, Philippe Vinçon et Patrice Biancone féliciteront le travail du conseiller municipal de Courbevoie. Autre mensonge, concernant mon confrère Charles Dos Santos, qui écrit sur son blog du Monde.

Marie Turcan et Francois-Luc Doyez ont affirmé que celui-ci "aurait co-écrit un article avec Arash Derambarsh". Charles Dos Santos conteste fermement cette affirmation. "C'est un pur mensonge, je n'ai jamais dit cela. J'ai dit à ces journalistes que j'avais interrogé en amont Arash Derambarsh. C'est de la pure diffamation. Ils ont déformé mes propos de façon malveillante". Qu'importe, l'enquête de Charles Dos Santos est reprise par bon nombre de confrères qui confirmeront la véracité et le sérieux de l'enquête.

Un autre mensonge et plus grave : Marie Turcan et Francois-Luc Doyez font témoigner des faux camarades de classe. En effet, il n’y a jamais eu de Karine et de Nassim en 4ème avec Arash Derambarsh.

Un parcours avec de la ténacité


Arash Derambarsh a eu un parcours des plus méritoires. Obtenant son bac à 19 ans en 1999. C’est avec acharnement qu’il a obtenu sa thèse de droit après 17 ans de travail.

Concernant son train de vie, Nathalie Alonso (journaliste à l'AFP dans les Hauts de Seine) a eu en sa possession toutes les fiches paie, les loyers ainsi que les comptes en banque d’Arash Derambarsh. Il n'a été constaté aucun mensonge. D'ailleurs, la journaliste de l'AFP avait conduite une enquête très sérieuse et très développée sur Arash Derambarsh.

Les journalistes affirment même qu'Arash Derambarsh aurait eu le goût de la politique après avoir perdu à une élection de délégué de classe en 4e. Cette affirmation ridicule est évidemment fausse. En effet, la "gagnante" de cette élection est en réalité "un gagnant" puisqu’il s’agit d’Ivan Apostolski. Celui-ci confirme qu’Arash Derambarsh n'a jamais été candidat, ni à cette élection, ni à aucune une autre élection. Le vainqueur de cette élection confirme : "Arash Derambarsh n'a jamais été candidat, et n'a jamais tenu ces propos inventés de toute pièce".

Concernant les candidats inscrits à leur insu, encore une pure invention. Après enquête, il n’a rien été constaté. Pour information, Il y a de nombreux verrous pour l'inscription à une élection.

En effet, en cas de fraude avérée ou d'un simple soupçon, la préfecture et le service des élections de la mairie peuvent refuser. Pire, le ministère public peut se saisir en cas de faux et d'usage de faux. Et enfin, le tribunal administratif peut annuler une élection en cas de fraude.

En réalité, il n'a rien été de tout cela. Et ces affirmations sont évidemment de la pure manipulation politicienne dans le but de salir la réputation d'Arash Derambarsh.

Concernant les plaintes des élus socialistes Alban Thomas et de Jean-Philippe Elie, mon enquête prouve qu'elles sont toutes fantaisistes dans le but de jeter le discrédit sur Arash Derambarsh.

Ainsi, concernant Alban Thomas, les journalistes Marie Turcan et Francois-Luc Doyez se gardent bien de dire que ce dernier a envoyé un mail diffamatoire à tous les membres de la section socialiste pour salir la réputation d'Arash Derambarsh. Pire, le député socialiste Alexis Bachelay dénoncera lui aussi cette "méthode de corbeau". Quant à sa plainte, les fonctionnaires de police de Courbevoie me confirment que c'est une plainte fantaisiste et imaginaire, classée sans suite.

Concernant Jean-Philippe Elie, les journalistes Marie Turcan et  Francois-Luc Doyez ne précisent pas que celui-ci a longtemps sollicité Arash Derambarsh. Pour faire publier son livre au Cherche Midi d'une part, et obtenir, d'autre part, des contacts comme Ronan Le Moal (Directeur général du Credit Mutuel Arkea) afin de trouver une subvention pour sa revue d'éducation.

Et concernant les faux comptes, Jean-Philippe Elie verra toutes ses plaintes classés sans suite, considérées comme fantaisistes et imaginaires.

Idem pour Charles Nouÿrit. "Aucun témoin ne le confirme, et aucune plainte n’a été déposée" précise l’article. Mais, qu’importe pourvu qu’il s’agisse de salir Arash Derambarsh.  Pour Marie Turcan et Francois-Luc Doyez, c'est évident, c'est forcément lui. En enquêtant, j'ai appris que Charles Nouÿrit a eu de nombreuses altercations avec de nombreuses personnes. C’est un adepte des clashs.

Apres vérification, Arash Derambarsh n'est évidemment pas impliqué dans cette affaire. Ni dans celle avec Robin d'Angelo, auteur lui aussi d'un papier diffamatoire sur Streetpress, site dont le buzz contre une personnalité est une spécialité éditoriale.

Marie Turcan et Francois-Luc Doyez font témoigner Catherine (@Catnatt) qui affirme qu'un supposé agent de la DGPN aurait envoyé un mail afin de défendre Arash Derambarsh. Cette affirmation sera complètement discréditée par le Ministère de l'intérieur que j'ai interrogé. Elle est également réfutée par Arash Derambarsh.

Concernant Olivier Berthe, Président des Restos du Coeur, Arash Derambarsh a toujours confirmé qu'il reprochait à celui-ci l'application de la loi contre le gaspillage alimentaire. En effet, le Président des Restos du Coeur n'a eu de cesse de critiquer Arash Derambarsh, jusqu’à envoyer un document à tous les parlementaires afin de ne pas voter la loi sur le gaspillage alimentaire.

En réalité, ce n'est un secret pour personne, certaines associations veulent garder la main sur un pré-carré. Les nombreux bénévoles m'ont confirmé cette volonté de discréditer Arash Derambarsh afin de lui faire retirer son projet.

Revenons également sur l'élection du président de Facebook, qui date maintenant de 8 ans déjà. C'était une "blague" qu'il a lui-même confirmée dans l'émission "On n'est pas couché" de Laurent Ruquier, en présence de Mathieu Kassovitz, Lea Salame et Yann Moix.

Enfin, précisons qu'Arash Derambarsh n'est qu'un conseiller municipal, qui n'a aucun avantage ni bénéfice. Et qu'il n'a été candidat à aucune élection intermédiaire, ni départementale, ni régionale, ni interne des Republicains, mais pourrait-on lui reprocher si c’était le cas ?

Impliqué au service de valeurs


On lui reproche une omniprésence médiatique mais je ne me rappelle pas que Marie Turcan et Francois-Luc Doyez aient fait ces reproches à d’autres élus comme Francois Kalfon, Razzy Hamadi, Geoffroy Didier, Guillaume Peltier ou encore Thierry Solere. Il a très souvent parlé du fond comme le gaspillage alimentaire ou s'est exprimé en tant qu'élu et éditeur lors des attentats de Charlie Hebdo afin de réaffirmer les valeurs de la France.

Cette opération de démolition discrédite donc les Inrocks et Libération, dont Johan Hufnagel est le responsable du site internet. Ce comportement s'assimile plus à du militantisme, voire à du militarisme, qu'à du journalisme.

Au regard de cet article à charge exclusivement, il est regrettable de ne proposer qu’une vision manichéenne de cet élu. On lui reproche sûrement d’être un élu de « droite » porté sur des sujets de « gauche ». Il convenait donc de rétablir l’honneur de cet élu.

Plusieurs journaux français et internationaux ont salué son travail, son dynamisme et son action comme Le MondeThe GuardianThe IndependentParis MatchLe FigaroNice MatinFrance 24RFI ou encore Le Parisien.

Médiaterranée a également publicisé dès le début la mobilisation antigaspi portée par Arash Derambarsh. Tout le monde salue son travail sauf Les Inrocks et Libération, bizarre, triste, dommage et honteux pour la profession, la politique et le monde, quel gaspillage d’énergie ! Au cas où le gaspillage alimentaire et la défense des démunis puissent encore intéresser Marie Turcan et son confrère Francois-Luc Doyez, voici l'explication de la loi sur le Huffington Post. Au final, il y a une loi et c'est temps mieux !